La rue Charles
Gide (1933)
Voie reliant les rues Ansart-Rault et François
Boulanger. C'est par l'arrêté préfectoral du 16 mars 1926 que le
lotissement du Val Saint-Martin est approuvé et concédé à la
société immobilière "La France foncière". Dès le 1O
octobre 1925 un article du Télégramme en fait la publicité et
souligne “le prix avantageux du lotissement”. Rapidement, ce
lotissement voit sortir de terre de nombreux projets d’habitations
individuelles. Leur construction est favorisée par la loi Loucheur
de juillet 1928, qui permet l’accession à la propriété de
couches plus populaires. Le lotissement du Val Saint-Martin reçoit
alors les permis de construire d’un grand nombre de petits
employés, ceux des Chemins de Fer en constitue une proportion
importante. Ce lotissement situé près de Boulogne et de la rue du
Val Saint-Martin va d’abord être dénommé rue du Val
Saint-Martin prolongée. La ville de Boulogne-sur-Mer à cette
époque tente d’acquérir cette parcelle, mais doit faire face à
l’opposition résolue de la municipalité de Saint-Martin.
Une association syndicale autorisée pour l’entretien des voies
desservant le lotissement est créée en 1928. Elle est animée par
Omer Prévost, agent de "La France foncière", qui demeure
au 86, rue du Val Saint-Martin prolongée.
Il s’agit alors d’un des quartiers les plus agréables avec ses
petits commerces : café, boucherie, coopérative, usine Samuel...
Dès lors la municipalité a la volonté de relier cette voie au
centre de Saint-Martin. Il est alors créé un nouveau lotissement,
en 1931, morcellement des coteaux du Val Saint-Martin qui ne sera
réalisé qu’en partie et qui en 1934, donnera naissance à la rue
François Boulanger.
C’est alors que l’Union des Coopérateurs de Flandre et d’Artois
(U.C.F.A), qui possède une succursale rue du Val Saint-Martin
prolongée, dont le gérant est Mr Fourcroy, propose d’organiser
une fête inaugurale et de dénommer ce lotissement, rue Charles
Gide, en hommage au théoricien de la coopération, ce qu’accepte
la municipalité. Charles Specq, président du comité de section
des coopérateurs de Saint-Martin invite Mr Gaston Durieux à
présider cette cérémonie. Le 14 mai 1933 se déroule alors une
grande fête, animée par le Réveil musical et la société de
gymnastique l’Éveil. Une quête est alors organisée au profit
des chômeurs et du Bureau de Bienfaisance. Cette rue devient,
officiellement, rue Charles Gide. (Il est à noter que le quartier
du Val Saint-Martin est alors très peuplé, Gaston Durieux envisage
la création d’une école mais ce projet échouera).